Science & Vie (juillet 2022, n°1258) : recension et bilan

Recension du dernier numéro de Science&Vie (juillet 2022, n°1258) qui nous propose encore des thèmes variés et un gros dossier abordant le « génie » du point de vue des neurosciences. Un numéro avec des articles intéressants mais un peu moins attrayants que d’habitude. Petit bilan qui ne sera pas exhaustif, uniquement les articles qui m’ont marqués.


Définir le génie et ce qu’il n’est pas par les neurosciences

Le dossier à la Une aborde l’hyper-intelligence, c’est-à-dire ce que nous appelons communément le « génie ». Le dossier peut se séparer en deux thématiques, d’abord proposer une définition du génie, puis comment est reconnu un génie. Les neurosciences nous apprennent que le génie n’est pas seulement la personne intelligente (+120 Q.I) mais une personne qui fait preuve de créativité. Le génie se distingue de l’expert dans le sens où il arrive de manière durable à faire d’innovantes découvertes dans son domaine jusqu’à le bouleverser. Egalement, il est plus sensible aux maladies mentales puisque sa manière de percevoir le monde, grâce à son ouverture d’esprit supérieure à la moyenne, le prédispose à l’inquiétude ou rend défaillant ou hyperactif ses réponses au stress. Aussi, l’article bat en brèche l’idée reçue que le génie est solitaire, il travaille en équipe. Mais à quoi reconnait-on un génie ? Le génie est reconnu à l’échelle humaine par un moyen simple : les prix. Cependant, il y a deux limites : tout le monde ne reçoit pas de prix, et certaines populations en furent exclues comme les femmes qui en furent exclues/minorées. Tout au long de l’article, des exemples historiques dont celui d’Einstein sont mis en avant.


La chimie analytique pour combattre la fraude alimentaire

L’enquête sur la fraude alimentaire comme trafic organisé et hors de contrôle est intéressante car elle met en avant la science au service de la société. Ainsi, on apprend diverses techniques de chimie analytique qui permettent d’analyser les aliments et d’identifier les fraudes, c’est-à-dire les mensonges sur les différents aliments. Ces mensonges sont majoritairement le mauvais étiquetage, l’origine d’un ingrédient trompeuse et le remplacement d’un ingrédient par un autre en le cachant. Si l’article nécessite de faire des recherches personnelles pour comprendre en quoi consiste véritablement les méthodes scientifiques utilisées pour combattre cette fraude, il nous apprend tout de même quelques notions de cette chimie analytique, à savoir la chromatographie et la spectrométrie de masse. Le bilan est que même si la science s’adapte, lutter contre la fraude est encore extrêmement difficile, notamment par la question des moyens.


Le jeûne intermittent : inefficace ?

Une mise au point sur le jeûne intermittent est fait. L’article est intéressant car c’est une pratique à la mode. On se rend compte que le jeûne intermittent est aussi variable sur le régime à entretenir que la durée à faire, au point qu’il est impossible de le définir. De plus, aucune expérience n’a prouvé qu’il était bénéfique à la santé humaine, et les expériences faites sur les hommes ne respectent pas la rigueur demandée d’un essai médical (groupe contrôle, double aveugle, randomisation). Enfin, ses conséquences sont plus délétères sur la santé que ses avantages.


En bref, Sagitarrius A, cohabitation Covid/grippe, et notre premier langage

En bref, quatre derniers articles qui ont attiré mon attention. D’abord, le projet futuriste et sans doute utopique Icarus qui consiste à baguer l’ensemble des oiseaux du monde pour étudier chacun de leur déplacement et s’en servir en tant que sondes pour prévenir le changement climatique, les épidémies… La question d’une cohabitation Covid/grippe qui a été posée et dont la réponse est que même si une cohabitation est possible dans le corps, la fusion n’existe pas. D’autant plus que dans le « calendrier viral », les virus ont tendance à ne pas se superposer. Ensuite, quelques petites pages sur la dernière photographie d’un trou noir, le nôtre : Sagitarrius A* avec les découvertes faites et les hypothèses annoncées. Pour terminer, un article anthropologique qui met en avant l’idée que les gestes ont précédé le langage vocal et sonorisé : nous avons commencé à communiquer par les gestes.

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2 commentaires sur “Science & Vie (juillet 2022, n°1258) : recension et bilan

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    1. Oui je connais aussi Epsiloon. Je ne me suis pas abonné parce que je dois avoir à peu près 200 magazines d’histoire ou de sciences dans ma bibliothèque, que mon abonnement S&V (et les autres continuent), donc je n’ai pas assez le temps. Ceci dit, j’achète les hors-séries Epsiloon, je me rends compte que les HS sont plus intéressants car plus complet et centré sur un seul et même sujet !

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