Epsiloon, « Le futur » (HS n°1) sous ses différentes facettes

Epsiloon est un nouveau magazine scientifique créé par l’ancienne rédaction de Science&Vie qui a quitté le navire lors de son rachat par deux capitalistes qui ont préféré le profit à la recherche. Outre leur mensuel, la rédaction publie des hors-séries dont ce tout premier consacré à notre futur, mais aussi au futur de nos ancêtres. Petite chronique.


Recensement des œuvres de SF

L’une des parties les plus intéressantes de ce hors-série Epsiloon consacré au futur se situe dès les premières pages. À travers 100 œuvres de SF, une chronologie est établie par la journaliste Léa Desrayaud. Romans, nouvelles, BD, films, séries, jeux sont placés sur une chronologie avec leur date de sortie et la date durant laquelle l’intrigue se déroule. Voilà un recensement hyper intéressant pour ceux qui veulent imaginons se focus sur un futur lointain, proche ou encore un futur imaginé par ceux du passé et qui s’est déjà produit ou peut-être pas encore !

Comment a-t-on imaginé le futur dans le passé ?

Dans cette continuité, le dernier article plutôt historique est sans aucun doute celui qui m’a le plus intéressé. Des temps préhistoriques où le temps étant conceptualisé en cycles, jusqu’aux temps antiques où celui-ci est devenu linéaire, l’article d’Epsiloon s’intéresse aux acteurs qui se sont appropriés le futur. Dans les temps gréco-romains, le futur était entre les mains des dieux ou d’images par lesquels il fallait composer des rites pour y avoir accès, et ce dans un langage pas toujours clair comme les divinations, les augures ou encore la Pythie. Puis vient les religions monothéistes qui se sont accaparés le futur humain à travers l’angoissante question du salut. À cela s’est opposé durant l’époque moderne des esprits plus scientifiques, liés aux découvertes du temps et qui ont commencé à davantage s’approprier le futur pour arriver à un point fort, le XIXe siècle, où la science et la littérature se sont plu à imaginer un futur de technologies et de découvertes stupéfiantes (les Expositions Universelles, les romans de Jules Verne, H.G. Wells). Enfin, un XXe siècle a moitié rêveur grâce à la conquête spatiale mais aussi et en même temps inquiet du fait de la technologie effrayante du nucléaire. Voilà pour ce qui est des grandes lignes de ce fabuleux article dont je vous en recommande la lecture !

Le monde de demain

De manière plus concise, Epsiloon nous propose un article sur les guerres du futur à travers cette actualité de notre armée française qui recrute des artistes et des écrivains pour imaginer des scénarios réalistes qui pourraient se produire à l’avenir. Une information intéressante dont je regrette tout de même le manque d’exemples détaillés à ce sujet, et aussi le fait trop évasif et le manque de concret. Par contre, d’une manière bien plus pragmatique, l’article des « cartes postales du futur » nous indiquent quelques grands bouleversements dans les milliards d’années qui suivent, dont des événements que vous connaissez sans doute comme la collision entre la Voie Lactée et Andromède, ou encore la destruction de la Terre. D’une manière plus proche, Epsiloon étudie le futur de l’écosystème à travers la plasticité du vivant : comment les êtres vivants s’adaptent aux défis d’aujourd’hui et de demain sur le court et le long terme ? Histoire d’avoir un peu d’optimisme dans ce monde.

La complexité du futur

D’une science encore plus complexe, Epsiloon étudie le futur à travers la physique et les neurosciences. En ce qui concerne le premier, l’article questionnait le doute des physiciens sur l’existence du futur. Cependant, pour être honnête, je n’y ai pas compris grand chose étant donné mes connaissances limitées en ce domaine, et peut-être du manque de vulgarisation pour le coup. Quoi qu’il en soit, la conclusion de l’article revenait à dire que personne ne sait. En ce qui concerne le second, l’article exprimait le fait que notre cerveau calcule à tout instant le futur grâce à nos connaissances et à l’observation. L’exemple le plus simple à retenir est le saut : est-ce que si je saute sur cette herbe, vais-je me casser la jambe ? Notre cerveau calcule la probabilité de l’évènement en fonction des événements déjà produits auparavant : notre expérience donc à laquelle s’ajoute notre observation, si le sol est meuble ou non selon l’état de l’herbe, la météo, etc… J’y ai appris donc la formule de Bayes que semble utiliser notre cerveau tous les jours et qui est très intéressante.

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