The Witcher (saison 2) : moins d’action et de frissons, plus de géopolitique

Après une première saison marquante dont j’en avais fait la chronique, le profane que je suis a continué à explorer l’univers de Sapkowski avec une curiosité intangible. Chronique de la saison 2 de The Witcher disponible sur Netflix.



The Witcher (saison 2)


Réalisateur : Lauren Schmidt Hissrich

Acteurs : Henry Cavill, Freya Allan, Anya Chalotra

Sortie : décembre 2021

Genres : Aventure, Fantastique

Saisons et épisodes : 1 pour 8 épisodes

Durée : ~1h

Synopsis : Convaincu que Yennefer n’a pas survécu à la bataille de Sodden, Geralt de Riv emmène la princesse Cirilla dans l’endroit le plus sûr qu’il connaisse, la maison de son enfance, Kaer Morhen. Alors que les rois, les elfes, les humains et les démons du Continent se battent pour la suprématie à l’extérieur de ses murs, il doit protéger la jeune fille d’un plus grand danger : le mystérieux pouvoir qu’elle possède en elle.

Note : 4 sur 5.

Des frissons aux intérêts géopolitiques

Ce qu’il y avait d’admirable dans la saison 1 de The Witcher étaient ces moments de frisson, de présentation des monstres, des personnages et de l’univers. Cette introduction à l’univers de Sapkowski a été quelque peu délaissée dans la saison 2, hélas. De même, les moments d’action sont beaucoup moins nombreux et on ne retrouve pas d’autant de belles chorégraphies de combat qu’auparavant. Toutefois, la qualité de la saison 2 s’ajuste grâce au projet scénaristique centré sur les intérêts géopolitiques. En effet, toute une multitude d’acteurs puissants, que ce soit une puissance individuelle ou étatique, est présentée. Outre Nilfgaard qui a pris un sévère coup à la bataille de Sodden, désormais on s’intéresse aux Elfes, peuple qui a rencontré les hommes, les ont accueilli pour finir marginalisés. C’est aussi les royaumes du Nord et leurs représentants, proches du Conseil, qui sont mis en avant. Cette pluralité indique probablement de futurs conflits, de nombreux complots, des alliances et mésalliances à venir et dont j’ai hâte. Ce qui est certain, ce que tous convoient une chose : Ciri.


Géralt et Ciri

Ciri, Ciri et Ciri

Alors que dans la première saison, la série de The Witcher s’intéressait équitablement aux premiers personnages que sont Géralt, Ciri et Yennefer à travers des parcours individuels puis leur rencontre, la deuxième saison en est toute autrement. En effet, Géralt et Yennefer sont totalement mis en arrière-plan dans cette saison, ce qui m’a beaucoup moins plu. Géralt ne servant que de pèlerin vers Kaer Morhen et de protecteur dépassé, Yennefer inexistante à cause de la perte de ses pouvoirs magiques. Par conséquent, c’est Ciri qui est l’objet de toute le scénario. Cependant, l’histoire de Ciri devient très intéressante. On apprends bien davantage sur ce qu’elle est et ses origines. Il reste encore des mystères à éclaircir, mais on comprends que Ciri est une arme destructrice liée à une prophétie que de nombreux royaumes aimeraient s’emparer. Si l’univers de The Witcher rend original toute cette histoire, la trame scénaristique elle reste plutôt basique. À titre d’anecdote, je regarde en parallèle la série DC Titans. La jeune fille, Rachelle, est une orpheline perdue qui n’arrive pas à maîtriser ses pouvoirs dont celui de son cri, qui plus est, est la fille du chaos dont un homme et une femme vont assurer la protection. Cette trame de DC Titans est exactement la même que celle de The Witcher. Enfin, parlons de Jaskier qui s’il nous offrait une première saison digne d’une chanson, est ici presque un personnage rappelé pour le public que pour l’histoire. Au même titre que Yennefer, il n’a pas servi à grand chose.


Les sorceleurs à Kaer Morhen

Un univers et une ambiance toujours aussi éclatants

L’absence de musiques marquantes nuit à l’ambiance de la saison 2 de The Witcher. Force est de constater néanmoins que celle-ci est toujours bonne : les créatures qui sont effrayantes et bien réalisées dont on manque cependant d’informations dessus, le décor et les paysages qui s’ils n’offrent rien de neuf collent tout à fait bien à l’ambiance proposée dans la première saison. Mon esthétisme préféré est celui de Kaer Morhen, j’étais heureux de voir ces épisodes autour de la demeure des Sorceleurs. Il n’en reste pas moins que quand de guerriers me sont présentés comme survivants et surpuissants, et qu’ils se font quasiment tous avoir facilement, j’en reste souvent perplexe et déçu. En parlant d’univers d’ailleurs, il y a toujours des lieux empreints de mystères comme la chevauchée sauvage, ou les autres dimensions que j’ai hâte de découvrir. Un détail à régler cependant : les distances. Cheval ou portail, on ne fait plus la différence tant les personnages se retrouvent facilement et rapidement, comme si tout était à proximité.


Géralt de Riv affronte un monstre

En somme, The Witcher (saison 2) est une excellente saison dont les intérêts géopolitiques m’ont pris aux tripes avec un esthétisme toujours aussi bon. Il n’en reste pas moins qu’il y avait moins de frissons et d’action, et que Géralt et Yennefer étaient trop en retrait. Je trouve que la première saison reste la meilleure.

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