Venom : Let There Be Carnage, une action-comédie

Sans m’être jamais intéressé à Venom, ni au premier film du nom, j’ai vu en salles Venom : Let There Be Carnage. Ce qui aurait pu être gore et horrifique est en réalité une action-comédie moyenne et classique.



Venom : Let There Be Carnage


Réalisateur : Andy Serkis

Scénariste : Kelly Marcel

D’après l’œuvre de : Marvel

Producteur : Sony Pictures, Marvel Entertainment, Columbia Pictures

Acteurs : Tom Hardy, Woody Harrelson, Michelle Williams, Naomie Harris, Stephen Graham, Reid Scott

Genre : Action, Fantastique

Nationalité : États-Unis

Sortie : 20 octobre 2021

Durée : 1h38

Résumé : Le tueur en série Kasady ne veut parler qu’au journaliste Eddie. Entre mystères et problèmes psychologiques, Eddie doit cacher son secret du symbiote alors que les relations avec lui ne sont que de plus en plus compliquées.

Note : 3 sur 5.

Un scénario lent à se déployer

Venom : Let There Be Carnage est la première œuvre sur Venom que je vis. J’ai découvert avec surprise que ce symbiote était glissé dans le corps d’Eddie Brook (Tom Hardy) et que les deux formaient une complicité… complexe. À vrai dire, une bonne première partie du film s’intéressait à leur relation, comme une scène de ménages au sein d’un couple. Pendant que je cherchais le scénario de ce buddy-movie, je pensais à cet épisode filler de Naruto où ce dernier s’était disputé avec ses clones, tout en m’inquiétant de la courte durée du film. Après avoir mis en exposition cette relation malsaine, Venom : Let There Be Carnage dévoile son histoire. Un tueur en série du nom de Kasady (Woody Harrelson) dont le visage nous inspire instinctivement confiance souhaite ne parler qu’à Eddie. L’objectif : délivrer un poème à la Terre entière. Mais voilà que le journaliste ne pense qu’à sa carrière et rompt le contrat avec Kasady, provoquant une dispute qui à termes permettra à Kasady de se libérer et de libérer Carnage.



Une histoire classique et des incohérences

L’histoire de Venom : Let There Be Carnage est beaucoup trop classique en réalité. Les scénaristes ont misé sur une relation complexe entre Eddie et Venom en début du film pour pouvoir qu’ils se réconcilient à la fin. Ainsi, ils peuvent fêter leur victoire face à deux monstres, Kasady et Carnage, qui ont eu la même problématique, mais ont échoué. La morale était simple, mais le scénario est pourtant raté. Kasady s’était allié avec son amour de jeunesse, Frances Barrisson, et le duo était complémentaire et intéressant. D’ailleurs, ils gagnaient littéralement le combat contre Eddie et Venom. Et voilà que Barrisson s’est tout à coup remise en question sans qu’aucun argument, aucune émotion ne nous est présentés. Pratique pour le scénario et renverser la tendance ! Mais voilà donc tout un scénario, assez peu original, qui tombe à l’eau.

Une beauté de l’image, une comédie pouffante

L’histoire de Venom ici n’est clairement pas son atout. En réalité, ce qui m’a le plus amusé dans Venom : Let There Be Carnage, c’est ce duo comique Eddie/Venom. À vrai dire, le duo est assez drôle mais les blagues parfois atteignent une lourdeur qui fait pouffer de rire. Si le personnage permettrait clairement la réalisation d’un film d’horreur bien gore, les réalisateurs ont choisi davantage d’en rester à une chose plus familiale, sans qu’aucune goutte de sang ne soit versée malgré les dizaines de morts et décapitations. Il n’empêche pas que l’action soit belle, avec quelques essais de scènes jolies (dans la nuit, ou la cathédrale). L’action est aussi présente, surtout dans la dernière partie du film, et sa courte durée permet de ne pas franchir la barre de l’ennui.



Une morale mal amenée

Qui dit film de « super-héros » ou du même registre dit morale. Venom en avait une et elle est claire : même quand on ne s’entend pas, la complicité est la plus importante de toutes les forces pour gagner. Si l’on oublie le côté archi-classique de celle-ci, on peut parler d’une deuxième morale du film. Celle qui consistait à faire passer Kasady pour un pauvre homme. Je suis subjugué par le sérieux de l’affaire et me demande véritablement comment les scénaristes ont pu penser que ça pouvait marcher. Si le côté animation de l’enfance de Kasady est plutôt jolie, il n’en demeure pas moins que le personnage est, dans l’image, représenté comme un véritable monstre. Du reste, absolument rien ne démontre le contraire : ses crimes intra-familiaux, ses crimes avant la prison, ses crimes lors de sa libération. Et pourtant, voilà que Kasady nous affirme qu’il était torturé, qu’il avait besoin d’aide, et ce pendant qu’il tente d’assassiner Eddie. Enfin, le personnage est stéréotypé physiquement comme le « pur criminel psychopathe » : on ne peut pas faire plus archi-classique et c’était se mettre des bâtons dans les roues que de vouloir renverser la tendance ainsi. Le cerise sur le gâteau était quand même Kasady avouant à Eddie qu’il voulait être son ami : je n’ai pas ressenti cela un seul instant.

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