Code 8, les cousins Amell réunis en un condensé de tension

Stephen Amell sur l’affiche, je dois avouer, m’a fait cliqué quand je naviguais dans la catégorie films de Netflix. On le retrouve d’ailleurs avec son cousin, Robbie Amell, pour un film, Code 8 donc, où le scénario tient la forme sans être original mais avec un contexte appréciable.



Titre : Code 8

Réalisation : Jeff Chan

Acteurs : Stephen Amell, Robbie Amell, Sung Kang

Genre : Science-fiction, Action, Thriller

Sortie : 2019

Durée : 1h30

Vu sur Netflix

Résumé : Connor Reed est un électrique de haut niveau. Il fait partie de cette population humaine aux pouvoirs surnaturels aujourd’hui discriminés. Quand la galère, la faim ou la maladie s’y joignent, l’homme se libère des lois qui l’entravent pour survivre. Alors le fils traîne avec la mafia.


Personnages clichés mais casting pilier de Code 8

Si j’ai cliqué sur Code 8, c’est avant tout pour sa tête d’affiche : Stephen Amell. Cet acteur a un style et une prestance géniale. Cependant, je ne peux pas ne pas féliciter son doubleur français, Sylvain Agaësse, qui est juste son ombre. Il suffit d’écouter Stephen Amell avec son doubleur québécois pour s’apercevoir qu’il s’agit bien de deux personnages différents (écouter une bande-annonce du film sur YouTube, elles sont en VFQ). Son cousin n’est pas mauvais non plus, même si je le connais moins bien. J’observe toutefois une dichotomie vraiment clichée entre le groupe des méchants-gentils-héros qui ont une belle gueule et les méchants-méchants qui sont négligés. Impossible de se tromper sur ce qui est le bien, qui est le mal. Bon, si les Amell m’ont fait cliqué, ils m’ont aussi fait rester car question scénario, on peut discuter.



Scénario basique, contexte appréciable

On ne va pas se mentir, le scénario de Code 8 est plutôt basique. Une nouvelle drogue fait son apparition et c’est une lutte sans merci entre forces de l’ordre et mafia pour arrêter cette pandémie. Au début, le film surprend par son côté réaliste : les personnes aux pouvoirs fournissent la main d’oeuvre et sont à l’origine du développement fulgurant des États-Unis. Du moins, jusqu’à ce qu’ils se fassent remplacer par des machines et deviennent ensuite stigmatisés à cause de leur pouvoir, où s’enclenche un débat sur l’interdiction de s’en servir ou non. Le parallèle avec les migrants est plutôt facile à faire, surtout en France où cette main d’oeuvre fut très utilisée pendant les Trente Glorieuses puis ensuite rejetée. Néanmoins, cette stigmatisation n’est pas aussi lourde qu’on aurait pu le penser. En fait, le scénario laisse place à l’idée qu’un homme pauvre et stigmatisé est prêt à tout pour s’en sortir ou aider des proches en détresse. Code 8 nous livre ainsi une problématique peu originale, mais le contexte est appréciable. Effectivement, le petit côté futuriste avec les différents drones et droïdes est très plaisant et bien réalisé. La voix off française aussi de la radio de police – que j’ai déjà entendue j’en suis sûr – rend la chose superbement immersive. L’opposition des deux flics quant au sujet de ces hommes marginalisés est pertinente et permet d’effacer une fausse dichotomie que la presse relate. La fin de Code 8 laisse fleurir notre imagination à ce sujet, plusieurs interprétations en ressortent et le « happy end » laisse place à quelque chose de plus pragmatique.

Finalement, Code 8 raconte cette histoire classique où quelques gouttes amènent le bonheur classique mais sans être ennuyante grâce à son casting maîtrisé, et son contexte futuriste qui permet d’accroche son téléspectateur.

Note : 3.5 sur 5.

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