De Stonewall à Minneapolis, une lutte contre des ennemis communs

Cinquante ans séparent les émeutes de Stonewall de celles de Minneapolis. Leur cause chacune ? Une police et son oppression sur les communautés en marge qui souhaitent s’intégrer.



Dans la nuit du 28 juin 1969, la police fait une descente comme à son habitude dans un des rares bars gays à Stonewall Inn dans le quartier de Greenwich Village. Cette violente descente n’est que la goutte de trop dans un système oppressif envers la communauté LGBT. Bien que des mouvements eurent lieu pour défendre les LGBT à travers le mouvement des droits civiques, les fondations et associations qui promouvaient l’intégration ou encore les travaux comme ceux de Kinsey qui renouvelaient les connaissances, la communauté LGBT restait aux marges de la société. Sexualité sanctionnée, discriminations, aucune adoption, aucun don du sang, aucun mariage et des violences de la part des dépositaires de l’ordre et de la paix du pays et de la population qui découvre petit à petit ce qu’ils ne peuvent imaginer.

Les émeutes de Stonewall, que nous commémorons/fêtons chaque année au moins de juin à travers la Marche des Fiertés, durèrent cinq jours dans lesquelles s’opposaient homosexuels et trans aux policiers qui déployèrent la force par envie et non par nécessité. Elles ont éclaté lorsque Sylvia Rivera, femme transgenre, fut arrêtée pour avoir porter des vêtements du sexe opposé. Appelant la foule à l’aider, les émeutes éclatèrent avec deux milliers de personnes.

Cette réalité d’être considérée comme inférieure par la police et une partie de la population, en permanence comme des criminels ne s’est pas arrêtée en cinquante ans. En 2020, ce même système oppressif a causé la mort de George Floyd, un noir américain tué par la police du pays. Mais le monde est aujourd’hui connecté, l’état des lieux est connu pour la plupart des personnes qui connaissent le système et le combattent. Il n’y a plus besoin de rameuter la presse comme l’avait faite une libraire à Stonewall. Il n’y a plus besoin de demander à la foule de combattre. Elle voit et marche. Elle sait. Elle combat ce système qui laisse en impunité l’alt-right, cette droite blanche suprématiste inquiétante qui collectionne les défauts d’une société. Cette extrême-droite en France, conservatrice et intégriste qui insultent, agressent, polluent les réseaux sociaux, qu’elle soit chrétienne, musulmane, autre ou sans religion. Elle combat cette police qui abuse de son pouvoir jusqu’à commettre l’irréparable et dont l’insigne en est le permis.

Marchons pour nos droits. Marchons pour notre sécurité. Marchons pour vivre en paix.

Jérémy Daflon

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