L’Appel de la forêt, l’adaptation magnifique du roman de Jack London

Si L’Appel de la forêt n’est pas la première adaptation du roman de Jack London, le film de Chris Sanders trouve son originalité en prenant le point de vue du chien, Buck, pour nous mener dans une aventure magnifique.



Titre : L’Appel de la forêt

Réalisateur : Chris Sanders

Avec : Harrison Ford, Omar Sy, Dan Stevens, Terry Notary

Genres : Aventure, Drame, Famille

Sortie : 19 février 2020

Durée : 1h20

Résumé : La paisible vie domestique de Buck, un chien au grand cœur, bascule lorsqu’il est brusquement arraché à sa maison en Californie et se retrouve enrôlé comme chien de traîneau dans les étendues sauvages du Yukon canadien pendant la ruée vers l’or des années 1890. Buck va devoir s’adapter et lutter pour survivre, jusqu’à finalement trouver sa véritable place dans le monde en devenant son propre maître…

Note : 5 sur 5.

Galerie d’histoires

N’ayant jamais lu L’Appel de la forêt de Jack London, ma connaissance de l’histoire s’arrête au film de Chris Sanders. Selon les secrets d’Allociné, l’oeuvre trouve son originalité en prenant pour héros et point de vue le chien, Buck. L’histoire d’une épopée vers la liberté, le retour à l’état sauvage et aux ancêtres, fin de la domesticité. Si L’Appel de la forêt m’a convaincu, c’est d’abord par son scénario et sa réalisation qui se divise en deux parties.

Buck, chien de traîneau

La première partie est celle de la capture de Buck jusqu’à son métier de chien de traîneau. Un début de film très puissant où la voix du narrateur se superpose aux péripéties. Cette première partie est à mon sens la plus active, la plus belle. Une aventure qui consiste à livrer, dans les temps, le courrier à un village difficile d’accès en Alaska, ce qui n’est pas sans rappeler Klaus. La livraison se fait par traîneau dont l’attelage est constitué de chiens et conduit par un Omar Sy avec un jeu d’acteur un peu limité… Capture, apprentissage, combat de meute, course à la livraison ; pas une seule seconde j’ai lâché ce film si captivant.



Le retour à l’état sauvage

La deuxième partie de L’Appel de la forêt est presque une deuxième histoire. Elle dénonce la maltraitance animale, contrastant avec la première partie où l’homme et l’animal forment une équipe. Une transition parfaite pour justifier les bienfaits du retour à la nature, à l’état sauvage, loin de ces villes et de ces hommes qui exploitent les animaux pour leur ruée vers l’or. À ce titre, Dan Stevens (Downton Abbey) joue bien le rôle de l’homme cupide. Harrison Ford remplace Omar Sy pour jouer le rôle d’un ermite alcoolique. Cette partie plus tranquille, plus émotive est en décalage complet avec la première, peut-être l’oubliant trop : comme l’avenir de l’ancienne meute. Un trait d’originalité qui nous livre deux histoires différentes dans un même monde, de quoi combler la salle.



Une réalisation à la frontière de l’animation

Si dans les premières minutes on se demande si Buck est un vrai chien, on se rend rapidement compte qu’il n’en est qu’une modélisation. Le réalisateur Chris Sanders et l’équipe technique associée a fait sur ce point un excellent travail, et bluffant. Dans ces paysages magnifiques, les plans de caméra ne lèsent pas sur les beautés de ces derniers, avec sans doute pas mal de postproduction. L’effort visuel est bien là et compte autant dans la beauté du film que l’histoire. Chaque chien, chaque cerf, l’ours ou encore les loups sont tout aussi vrais dans leur texture qu’un lion du Roi Lion.



Si c’est de la modélisation numérique, Omar Sy dans son interview nous explique que les acteurs ont travaillé avec de la capture de mouvement. C’est l’acteur et cascadeur Terry Notary qui a interprété le rôle de Buck. Ceci se combine à un scénario et à une réalisation qui pourrait faire de L’Appel de la forêt un roman graphique animé adapté sur grand écran. L’histoire merveilleuse, teintée d’un peu de surréalisme, les effets spéciaux et les prises de vues réelles éblouiront chacun mais sont encore plus adaptés pour un jeune public. L’Appel de la forêt, en réalité, pourrait être sans problème un film d’animation, il en présente de nombreuses caractéristiques, notamment dans l’histoire. Parce que ce n’est pas un film qui colle à la réalité, à cause du comportement des chiens. Modélisé comme de vraies bêtes, on ressent un caractère surréaliste dans leur comportement et déplacement, qui ne sont pas anthropomorphisés mais surjoués pour qu’il soit facile de comprendre chaque pensée de l’animal.


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