Le Voyage de Chihiro, une œuvre qui ne livre pas ses secrets

Fin de soirée sur France 2 après avoir diffusée Aladdin, la chaîne de télévision nous délivre Le voyage de Chihiro, une oeuvre que Miyazaki que je n’avais encore jamais vue. Comment critiquer un film qui se livre pas ses secrets ?



Titre : Le Voyage de Chihiro

De : Hayao Miyazaki

Genre : Animation, Aventure

Sortie : 2002

Durée : 2h05

Synopsis : Chihiro, dix ans, a tout d’une petite fille capricieuse. Elle s’apprête à emménager avec ses parents dans une nouvelle demeure. Sur la route, la petite famille se retrouve face à un immense bâtiment rouge au centre duquel s’ouvre un long tunnel. De l’autre côté du passage se dresse une ville fantôme. Les parents découvrent dans un restaurant désert de nombreux mets succulents et ne tardent pas à se jeter dessus. Ils se retrouvent alors transformés en cochons. Prise de panique, Chihiro s’enfuit et se dématérialise progressivement. L’énigmatique Haku se charge de lui expliquer le fonctionnement de l’univers dans lequel elle vient de pénétrer. Pour sauver ses parents, la fillette va devoir faire face à la terrible sorcière Yubaba, qui arbore les traits d’une harpie méphistophélique.


Le tunnel vers le monde des esprits

Chihiro est fille unique d’une famille qui emménage dans une nouvelle ville. Alors que la famille peine à trouver la bonne route, elle tombe sur un tunnel qui conduit à un parc à thème déserté. Les parents de Chihiro pris d’une faim inatténuable trouvent un restaurant succulent. Alors que la nuit se lève et que ses parents se sont transformés en cochon, sous les conseils du mystérieux Haku, Chihiro navigue à travers le monde des esprits et de s’en sortir seule.



L’esprit de l’œuvre : entre imaginaire et réel

Le Voyage de Chihiro est une oeuvre énigmatique. Elle ne révèle pas ses secrets et nous laisse déambuler entre l’imaginaire et le réel : le monde des esprits existe-t-il vraiment ? Un côté frustrant mais donne une magie au film. Film d’animation et monde des esprits offrent le côté imaginaire, mais à cela s’ajoute son pendant réel : celui de la vie dans ce parc, des émotions, de l’histoire : tout y est humain dans un côté fantaisie alors que les personnages sont des monstres. C’est ce mélange des genres qui donnent le charme à l’œuvre. Mais moi qui suis envieux de tout savoir et comprendre, Le Voyage de Chihiro me laisse perplexe quant à ce qu’il faut retenir et comprendre du film. Je pense que bien des concepts nous sont délivrés à travers l’œuvre, qui se combinent entre eux. Mais dans l’exemple de l’apologie du travail, personnellement j’y vois presque une forme d’esclavagisme. Ce monde qui semble être merveilleux ne l’est pas d’un monde extérieur : il est contrôlé par une sorcière qui emprisonne les malvenus, les mangent parfois, et effacent leur nom. Pour que le monde des esprits repose en paix ? Rien ne se détache de l’oeuvre, et c’est ce qui est extraordinaire avec Le Voyage de Chihiro, il y a tout autant à dire que s’il n’y avait rien à dire.



La composition musicale

Le Voyage de Chihiro ne serait pas ce qu’il est sans sa composition musicale. Du début à la fin, la musique s’empare du film. Avec bonheur pour nos oreilles. C’est une musique qui colle à la peau du film, d’un ton classique et émouvant, qui donne une réalité au film. Pour autant, le scénario et cette composition musicale ne m’ont pas fait couler de larme, ni rendu triste. J’ai suivi le film avec grande attention, je n’ai pas détaché mais avec la publicité et les notes extrêmement favorables au Voyage de Chihiro, je m’attendais quand même à être plus surpris en terme d’émotion courante comme la joie ou la tristesse.

Chihiro : jeune fille innocente

Chihiro est la plus innocente des filles que je n’ai jamais vues. Et cette innocence, loin de l’appât du gain avec le Sans Visage, avec ses décisions et ses choix à travers l’œuvre fournit un charme mais brise une certaine réalité. Malgré un déni de réalité bien exprimé en début d’œuvre, Chihiro accepte peut-être trop facilement ce qui se présente à elle : un monde rempli de monstres, avec des parents disparus et transformés en porcs. D’ailleurs, cette innocence la rend un peu naïve. Sous les conseils de Haku de demander un travail, elle n’hésitera pas. On en revient à ce que je disais : certains y verront une apologie du travail où pour survivre, elle arrive à se débrouiller seule malgré ses défauts. Et d’autres y verront le travail des enfants prisonniers. Chihiro est tout de même un personnage haut en couleur : ne connaissant pas les dangers du monde parce qu’elle est jeune, elle va se montrer forte grâce à ses caprices et son bon cœur.

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