Abominable, le violon comme arme

Quelques semaines sans être allé au cinéma, il fallait bien que je rattrape quelques films qui m’intéressaient. Aujourd’hui, j’ai vu Abominable, par les créateurs de la magnifique trilogie Dragons. Super bien noté sur Allociné, j’ai quelques réserves sur ce film d’animation.


Titre : Abominable

Réalisateurs : Jill Culton, Todd Wilderman

Doubleurs (FR) : Cerise Calixte, Tom Trouffier, Oscar Pauwels

Genre : Animation, Aventure, Famille, Comédie

Durée : 1h37

Sortie : octobre 2019

Synopsis : Tout commence sur le toit d’un immeuble à Shanghai, avec l’improbable rencontre d’une jeune adolescente, l’intrépide Yi, avec un jeune Yeti. La jeune fille et ses amis Jin et Peng vont tenter de ramener chez lui celui qu’ils appellent désormais Everest, leur nouvel et étrange ami, afin qu’il puisse retrouver sa famille sur le toit du monde. Mais pour accomplir cette mission, notre trio de choc va devoir mener une course effrénée contre Burnish, un homme puissant qui a bien l’intention de capturer la créature car elle ressemble comme deux gouttes d’eau à celle qu’il avait fortuitement rencontrée quand il était enfant. 



Abominable : de Shanghai à l’Everest

Mal embouché, fatigué, sensation de déjà vu ? Moi qui suis souvent le seul adulte non-accompagnant d’enfant aux fils d’animation du ciné d’Amiens, Abominable ne m’a fait pas des effets à la hauteur des notes et critiques des spectateurs. Il n’est pas pour autant sans qualité, il est beau à regarder notamment par ses jeux de lumière et une 3D tout à fait digne de notre époque, mais sans originalité. Les design character des personnages est banal sur le plan physique et comportemental, outre que Yi ressemble à Alita (Alita Battle Angel), l’intrépide fille aux côtés du garçon narcissique et peureux qui devient vite aventureux, c’est du réchauffé. Heureusement que Peng, le garçon enjoué, apporte une dose d’humour durant ce long voyage de Shanghai à l’Everest. Il y avait en effet quelques bonnes blagues et cette aventure nous permet de voir de magnifiques paysages, tant de jour que de nuit, c’est beau à regarder mais pas aussi charmant que Klaus. Dans le même genre que Yi ressemble à Alita, une affiche du film ressemble à celle de Ferdinand (cf ci-dessous).



Le violon de l’émotion

Une des particularités que j’ai beaucoup aimées dans Abominable, c’est Yi jouant du violon. C’est un instrument qu’on voit rarement d’abord et cette originalité m’a fait penser au mythe Lindsey Stirling. Dans ses vidéos toujours aussi bien réalisées, ses aventures sont rythmées au son de son violent et nous offre une épique aventure imaginaire, Yi l’incarne dans ce film d’animation. Le son est réellement agréable à écouter, c’est un point fort du film et le fait que progressivement l’instrument acquiert du pouvoir, plus qu’il n’en a déjà, c’est sympathique. Néanmoins, Abominable a le gros défaut de vouloir trop jouer avec l’émotion. Moi qui adore ça et qui trouve qu’il n’y en a pas assez, ici il y en avait suffisamment, peut-être pas un surplus mais pour que ce soit émotif, il fallait déjà que je sois ému par l’histoire. Or, ce n’était pas le cas alors que les scènes étaient vraiment belles, ils n’ont pas réussi à créer la petite flamme qui aurait pu devenir brasier.



Un voyage sans difficulté

Là est le plus gros point noir d’Abominable. L’aventure (de Shanghai à l’Everest quand même) fut trop facile. Nos méchants veulent récupérer leur Yéti qui s’est échappé et vont traquer nos aventuriers sur le chemin. Tout d’abord, ce n’est pas super original, et en second lieu ça me fait penser à Mia et le lion blanc. Je ne dirais pas que je me suis ennuyé car le trajet fut ponctué régulièrement de jolies scènes, de blagues, et d’action mais il n’y a jamais eu de tension ni de suspens. D’ailleurs, le coup de photographies était tellement téléphoné… Le chant du yeti et son pouvoir sont vraiment beaux par contre. Mais j’avoue que je m’attendais à mieux, mais c’est un bon film d’animation globalement, les enfants aimeront, on regrettera l’absence (ou presque) de bonne morale pour combler un peu le film.

Note : 3 sur 5.

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