Donne-moi des ailes, une expédition pour préserver une espèce en danger

Le réalisateur de Belle et Sébastien revient avec une nouvelle œuvre marquée de sa traditionnelle fidélité à la nature. Donne-moi des ailes est une mission : celle de produire une greffe migratoire afin de préserver des oies sauvages, une espèce en voie de disparition.



Titre : Donne-moi des ailes

Réalisateur : Nicolas Vanier

Acteurs : Jean-Paul Rouve, Mélanie Doutey, Louis Vazquez, Frédéric Saurel

Genres : Aventure, Famille

Sortie : 9 octobre 2019

Durée : 1h53

Synopsis : Christian, scientifique visionnaire, étudie les oies sauvages. Pour son fils, adolescent obnubilé par les jeux vidéos, l’idée de passer des vacances avec son père en pleine nature est un cauchemar. Pourtant, père et fils vont se rapprocher autour d’un projet fou : sauver une espèce en voie de disparition, grâce à l’ULM de Christian ! Commence alors un incroyable et périlleux voyage…


Christian, scientifique hors du commun

Jean-Paul Rouve incarne Christian, un scientifique dit « visionnaire » quelque peu solitaire et proche de la nature, très loin du rôle qu’il a pu incarner dans Les Tuche, comédie aimée mais beaucoup critiquée et qui a instauré chroniquement un climat de méfiance vis-à-vis de l’acteur. Malgré un début moyen où le jeu d’acteur n’est pas à la hauteur de la réalité qu’on voudrait prêter au scène, Donne-moi des ailes démarre efficacement et ce jusqu’à la fin du film lorsque les brumes de la Camargue se dissipent, faisant place à l’intrigue. Ce scientifique travaille au Muséum d’histoire naturelle mais semble dans ses débuts assez mélancolique, alors qu’on le décrit passionné. Problème de jeu ou scientifique usé de la réalité des coupes budgétaires ? Quoi qu’il en soit, c’est un technicien doué de ses mains qui entreprend depuis de longs mois un voyage hors du commun pour une raison qui pourrait paraître futile : celle de sauver des oies sauvages. Mais un imprévu pointe le bout de son nez : l’arrivée de son fils, Thomas, qui n’a pas revu son père depuis longtemps. C’est dans ces circonstances que se noue une nouvelle relation père-fils, avec au centre, un animal.



Une greffe migratoire

Établir une « greffe migratoire ». J’adore cette expression explicite et qui donnerait envie de s’intéresser davantage au sujet scientifique, existe-t-il réellement ? La greffe migratoire consiste à établir artificiellement, avec une aide anthropique, une route migratoire viable pour les oiseaux migrateurs dans le but de réimplanter une espèce qui survivra sur le long terme. Le film est pédagogue, peut-être même un peu trop, puisque s’instaure le sentiment que Thomas, joué par Louis Vazquez, manque quand même pas mal de connaissances. Un adolescent obnubilé par les jeux-vidéos, une image cliché qu’on adore prêter aux jeunes mais qu’on ne sait souvent jamais prêtée à l’écran, ici le gamin joue sur PC avec une manette PS4 et je n’ai pas vu d’adaptateur… Passons.



De la France à la Norvège

Nicolas Vanier sait particulièrement bien mettre en scène ses films. Donne-moi des ailes est une aventure de la Camargue en passant par la baie de Somme (pour le tournage) jusqu’en Norvège où d’admirables décors, ponctués d’entrevues avec de rares espèces, éblouissent nos yeux. Cette excursion, elle inspirée d’une histoire vraie. Nicolas Vanier en a écrit un livre (avril 2019) avant que Donne-moi des ailes ne sorte en salle, mais l’histoire s’inspire des travaux de l’éthologue Christian Moullec a fait ses premiers vols avec des oiseaux en 1995 à bord d’un ULM, plus précisément un delta-plane motorisé. Dans le film, il y a un livre (scandinave?) qui apparaît dont je ne retrouve plus la trace qui semblait être aussi une source d’inspiration, si vous avez le nom je suis preneur.



Une aventure hors cadres

Thomas ne s’attendait pas durant ses vacances à partir jusqu’en Norvège, et à revenir en volant jusqu’en France. Il ne s’attendait pas une mission de cette envergure, et encore moins avec tant de péripéties. Je doute même que ce soit très légale cette histoire. Le préfet qui laisse passer, un gamin de seize ans qui parcourt l’Europe à travers un engin volant : l’aventure perdrait tout son charme si finalement on mettait la loi face à l’histoire. N’est-ce pas là peut-être une critique vis-à-vis des cadres peut-être parfois trop durs ? Ceci dit, Nicolas Vanier et son équipe ont par inadvertance détruit des œufs de flamant rose, et ont dû terminer le tournage dans les Hauts-de-France, signe sans doute qu’un minimum de cadre est nécessaire… Finalement, c’est un film que j’ai bien aimé. J’y retrouve moins d’émotions que dans Belle et Sébastien mais l’histoire est belle, touchante, pédagogue et sensibilisatrice, dans le droit fil de Nicolas Vanier qui est un réalisateur que j’adore suivre. Et vous, quel est votre avis ?

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