Ad Astra, je m’endormais

Une belle affiche ne fait pas un bon film. Ad Astra m’a déçu, mauvais film ou trop empreint de fatigue ? Sans doute, ce sont ces deux facteurs qui ont failli m’endormir.



Titre : Ad Astra

Réalisateur : James Gray

Avec : Brad Pitt

Sortie : 18 septembre 2019

Durée : 2h

Synopsis : L’astronaute Roy McBride s’aventure jusqu’aux confins du système solaire à la recherche de son père disparu et pour résoudre un mystère qui menace la survie de notre planète. Lors de son voyage, il sera confronté à des révélations mettant en cause la nature même de l’existence humaine, et notre place dans l’univers.


Le vide intersidéral

J’aurais aimé que Ad Astra me mettent plein d’étoiles aux yeux. Cependant, le film est vide : dans le scénario, dans l’écriture, dans le casting ; seule la musique de Max Richter et Lorne Balfe réchauffe cette œuvre nue. Alors que le synopsis promet une réflexion sur la nature de l’existence humaine et de la place de notre espèce au sein de l’univers, finalement il n’en est rien et ne met en scène qu’un astronaute rebelle et borné glorifié par une société qui se préoccupe davantage de son image que des recherches scientifiques. La relation du fils qui cherche son père était sans doute l’originalité à mettre au premier plan. Mais, à part m’être endormi, je ne comprends pas ce qu’il s’est passé. Les retrouvailles furent sommaires, le caractère du père absolument pas respecté, son ambition passe à la trappe et la fin est complètement stupide, incompréhensible. Qu’est-ce qui aurait pu sauver Ad Astra ? Peut-être l’agent qui se prétend être semblable à l’astronaute Roy McBride, mais ce n’était qu’un cheveu sur la soupe, un personnage comme tous les autres qui n’a pas été assez développé. En fait, mis à part la voix off qui explique les émotions de Roy McBride au fil d’Ad Astra, l’écriture est d’une pauvreté incroyable. Je me suis ennuyé ! Bien que la photographie soit belle – au début surtout – et que le film ne se prétend pas être sensationnaliste, les actions sont quand même inexistantes.



D’une lenteur à tuer un escargot

Deux heures, c’est long. Deux heures à regarder Ad Astra, c’en devient interminable, et la sensation de déception s’accroît au fur et à mesure des minutes vides qui défilent. La lenteur n’est pas toujours une mauvaise caractéristique, mais l’œuvre étant aussi vide, on s’ennuie à s’endormir. Ad Astra, c’est un film écrit un peu n’importe comment, qui a multiplié les tentatives de direction sans autant réussir à tourner et à avancer, s’engouffrant dans un rond-point interminable. Tendre vers autre chose que le sensationnalisme était pourtant une bonne idée…

Une réflexion incompréhensible

J’ai ensuite compris que le scénario était la musique de fond d’une réflexion plus profonde mais vraiment mal foutue. Ad Astra fait la promesse de nous donner les réponses aux questions que nous nous posons depuis longtemps. Lesquelles ? La découverte d’une vie extraterrestre étrangère douée d’intelligence ? Notre place dans l’univers, accompagnée d’une réflexion sur la solitude ? Mais aucune réponse ne nous est donnée clairement, de manière exceptionnelle. Les seules clés de lecture sont par ailleurs naïves et attendues. Je n’ai pas compris où Ad Astra voulait me mener : c’est un semblant d’écriture, elle n’est pas terminée, elle n’est pas bellement argumentée.

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