Orange Is the New Black, comment mon regard a changé sur les détenu(e)s

Voici ma critique sur la série Orange Is the New Black, l’une des plus aimées des séries originales Netflix. Croyez-moi, cette série adaptée basée sur le livre Orange Is the New Black : My year in a Women’s Prison de Piper Kerlan, vaut le détour.



Titre : Orange Is the New Black

De : Jenji Kohan

Avec : Taylor Schilling, Kate Mulgrew, Laura Prepon, Uzo Aduba, Danielle Brooks, Nathasha Lyonne, Taryn Manning, Selenis Leyva et tant d’autres…

Saisons et épisodes : 7 saisons pour 91 épisodes | ~1h

Synopsis : Entre les murs de la prison pour femmes de Litchfield, la vie n’est pas rose tous les jours. Rattrapées par le passé, des détenues venues d’horizons divers cohabitent dans cette société en vase clos. Si coups bas et tensions sont monnaie courante, l’amour, la solidarité mais surtout l’humour subsistent dans le quotidien des inoubliables prisonnières.


Une série provocante

Si le livre de Piper Kerlan raconte son séjour d’une année en prison, le série Orange Is the New Black va bien plus loin et a un objectif clairement affiché. Bien que les premiers épisodes se concentrent davantage sur la vie de Piper Chapman, la série s’étend à de très très nombreuses autres prisonnières et nous délivre à travers ses sept longues saisons un panorama étoffé de comportements, de relations, de haine, d’amour, de facilités et difficultés, de condamnations et de situations. Plus légèrement mais tout aussi important et intéressant, la variété des gardiens et gardiennes qui abusent de leur pouvoir, se montrent corrompus, sont conciliants qui chapeautent les détenues, car ici il ne s’agit que de femmes, dans une prison de femmes. L’ambition d’Orange Is the New Black est plus profonde que ce panorama qui devient finalement le moyen de nous démontrer les causes, parfois justifiées ou injustes de détention des prisonnières, leurs conditions misérables de vie, allant jusqu’à des situations extrêmes pour finir en suicide ou en chef de gang. Cette sensibilisation que veut apporter la série se montre plus ambitieuse, peut-être au détriment de l’action, durant les deux dernières saisons lorsqu’une société privée s’empare de la prison, qu’un centre de détention fait son apparition et au sujet de la réhabilitation des détenues. 91 épisodes qui ont changé à jamais, par tant d’émotions, de colères et de pleurs, mon regard sur les détenues.



Un casting de haut niveau

Dans la prison de Litchfield, les détenues sont d’une très grande variété. Par leur ethnie et leur origine en premier qui fait de vous immédiatement l’alliée mais aussi l’ennemie d’un camp. Bien que certaines ne préfèrent pas jouer à ce jeu « racial ». Par leur orientation sexuelle, les lesbiennes sont nombreuses et Orange Is the New Black ne se prive pas de nous livrer de nombreuses scènes sexuelles, sans pour autant montrer explicitement les organes géniteurs de chacun. Par leur comportement et leur situation psychologique : on ne fait pas de tri, tout le monde se mélange et le compte rendu est parfois… intrigant. Mais avant tout, ce sont des personnages remarquables et attachants, interprétés par des actrices absolument dingues. Ma liste d’actrices à haut talent vint de rallonger sur des pages et des pages. La très grande variété de personnes permet d’avoir chacun ses préférées et ses détestées, bien que votre avis peut changer au cours des saisons.



Une qualité d’écriture et de maquillage artistique

Parce qu’il faut reconnaître qu’Orange Is the New Black ne fait pas dans le coton mais bien dans la soie. Il m’est déjà arrivé de nombreuses fois de détester des personnages et de les adorer ensuite, je pense notamment à Pennsatucky ou Figueroa. Mais les avis ne sont pas toujours aussi tranchés, et la série nous présente de nombreux dilemmes moraux. Par exemple, lors de la dernière saison, ce que Cindy a fait à Taystee est incroyable dégueulasse, et pourtant j’ai tellement souhaité que les deux s’en sortent… On s’attache énormément aux personnages, au point que la mort de certaines nous fait pleurer des litres de larmes, et je pense que vous qui avez regardé la série savait très bien à quelle mort je fais référence… Ce qui est fort dans l’écriture, c’est que tout ne se termine pas bien : finalement, le meurtre de Piscatella n’a jamais connu la vérité… qu’est-ce que je détestais ce personnage ! En outre, et c’est d’un tel niveau que je suis forcé de le complimenter, le maquillage d’Orange Is the New Black est fou. En comparant les photos des personnages à leurs actrices, les ressemblances se font rares, je n’imagine pas la quantité de travail avec autant de personnages à maquiller…



Que dire de cette fin ?

Les deux dernières saisons ont été plutôt calmes en les comparant aux précédentes. L’objectif n’était plus le même, il pointait davantage vers la dénonciation. Cela ne m’a pas gêné, j’étais bien trop attaché à l’histoire et aux personnages pour que je ne puisse m’arrêter de regarder Orange Is the New Black. Mais je m’intriguais vraiment sur la potentielle fin de la série, comment teintée d’un tel réalisme un happy end serait possible ? Comment mettre fin à une histoire avec autant de personnages principaux et récurrents ? Finalement, la fin se mêle à la réalité : elle a un goût plutôt amer. De la joie quelque part, beaucoup de tristesse, encore plus d’espoirs, un gros sentiment d’injustice, et un potentiel de spin-offs. Comment finir une histoire qui n’est qu’enfin qu’un cycle ?

3 commentaires sur “Orange Is the New Black, comment mon regard a changé sur les détenu(e)s

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