SP | Le Messager, entrée dans un univers de nouvelles fantasy

Dans le cadre de SimPlement, je me suis proposé volontaire pour lire les nouvelles de Frank Hodiesne. Attirantes par leur couverture, intrigantes par leur genre, j’ai bondi dans l’univers du Kalishar en ouvrant la porte du Messager.



Titre : Le Messager

Auteur : Frank Hodiesne

Éditeur/pages/année : Indépendant, 14 pages, 2018

Prix : 0.99€ (e-book)

Synopsis : Le Kalishar traverse la frontière sud de l’Empire d’Helvarn, avec pour mission de délivrer un message au Prince de la Cité Libre de Reshabar. Chaque nouvelle est indépendante et constitue un point d’entrée idéal dans l’univers du Kalishar, en explorant une période différente de sa vie et une nouvelle facette du monde complexe et violent qu’il arpente dans sa quête.


L’univers du Kalishar : infini ?

C’est aux côtés du Kalishar, suivant avec méthode ses pas, ses faits et gestes, que nous parcourons l’Empire d’Helvarn, et qui sait peut-être un jour, au-delà. Ce personnage à l’identité mystérieuse et insoupçonné, compétent mais qui semble tout autant mortel qu’il porte de lourds secrets, est notre guide. Traversant marécages, plaines et cité, sa mission est de porter un message de la plus haute importance au Prince de la Cité Libre de Reshabar. La méthode de l’auteur est pleine de bon sens, intrigante. Quelle bonne idée de créer tout un univers à travers des nouvelles qui suivent un unique personnage. Cela permet de poser des bases, de parcourir le monde sans trop s’y perdre. Le format volontairement court permet à chaque lecteur, dévoreur de pages ou occasionnel, de se prendre au jeu au potentiel infini. On regrettera cependant le manque d’une carte de l’empire, peut-être sera-t-elle délivrée plus tard ? Après tout, Terry Pratchett et son Disque-Monde n’en possédaient pas à ses débuts.

Des histoires pleines de promesses

Le début de la nouvelle est fort, intense, intriguant. Déjà, à travers un combat apprenons-nous que les Hommes ne sont pas l’unique espèce en ce monde. Exit les traditionnels races que sont les elfes, les nains, les sorciers, on entre dans quelque chose de plus artisanal, plus personnel et original. Les quatorze pages ne sont finalement pas un frein : la nouvelle a le temps de se développer, l’histoire d’être créée et narrée comme il se doit. On sent que Frank Hodiesne maîtrise l’écriture, l’art des mots, toutefois plus au début de la nouvelle où le vocabulaire est aiguisé, professionnel pour de la fantasy, un peu de relâche cependant à la fin. Si on en oublie les quelques fautes – rares précisons-le quand même – le tout se lit avec plaisir et sans difficulté. Sans doute est-ce l’envie et la joie de découverte qui libèrent la dopamine, mais je ne me suis pas ennuyé une seule fois dans cette lecture. Du détails sans superflue, des paysages variés, de nombreuses races imaginées et à imaginer, une organisation institutionnelle intéressante et à développer : l’univers du Kalishar est plein de promesses. La difficulté sur le long terme sera l’obligation de cohérence qui adviendra de plus en plus difficile à mesure que l’univers s’étend, exigeant de l’auteur une maîtrise totale de ses écrits. Quoi qu’il en soit, et les couvertures magnifiques sont là pour vous en donner l’envie, n’hésitez pas à entrer dans l’univers du Kalishar.

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :