Toy Story 4, entre jouet perdu et jouet trouvé, une histoire charmante

Être un jouet trouvé et accompagner son enfant pendant de longues années, ou être un jouet perdu et vivre en totale indépendance ? Cette problématique inspirante et complexe nous est proposée par Disney-Pixar à l’occasion du quatrième opus d’une saga qui a inspiré tant d’enfants d’hier comme aujourd’hui : Toy Story 4.



Titre : Toy Story 4

Réalisateur : Josh Cooley

Avec (VF) : Jean-Philippe Puymartin, Richard Darboy, Audrey Fleurot, Pierre Niney, Jamel Debbouze, Franck Gastambide, Juliette Davis, Angèle…

Durée : 1h40

Sortie : 26 juin 2019

Synopsis : Woody a toujours privilégié la joie et le bien-être de ses jeunes propriétaires – Andy puis Bonnie – et de ses compagnons, n’hésitant pas à prendre tous les risques pour eux, aussi inconsidérés soient-ils. L’arrivée de Fourchette un nouveau jouet qui ne veut pas en être un dans la chambre de Bonnie met toute la petite bande en émoi. C’est le début d’une grande aventure et d’un extraordinaire voyage pour Woody et ses amis. Le cowboy va découvrir à quel point le monde peut être vaste pour un jouet…


Bonnie et Fourchette : l’amour d’un enfant pour son jouet

Bonnie entre à l’école maternelle. Grande joueuse, elle avait récupéré la plupart des jouets d’Andy pour y accoler son nom. Mais dans sa nouvelle école, les jouets sont interdits et une nouvelle vie commence. Seule, assise à une table sans camarade à ses côtés, j’ai eu énormément d’empathie pour Bonnie. C’est un merveilleux talent d’écriture de réussir à créer une scène si émouvante dès le départ alors que je connaissais à peine le personnage. Mais heureusement, Woody est là et n’est pas prêt à lâcher Bonnie, bravant les interdits pour lui distribuer du matériel. Avec celui-ci, Bonnie fabrique Fourchette : sa toute première création, tant créative qu’hasardeux. Quoi qu’il en soit, Bonnie se lie d’amour à son nouveau jouet, devenu… vivant. Mais cette relation n’est qu’à sens unique et Woody s’octroie la mission d’expliquer ce qu’est être un jouet d’enfant au nouveau venu. Je dois avouer qu’après ce début émouvant de Toy Story 4, le comportement de Fourchette m’a paru un peu lourd, bien que drôle au départ. Bien heureusement, la tendance s’est inversée mais il me restait une inquiétude : le scénario allait-il se jouer comme le montrait les bandes-annonces qu’autour de Fourchette ?


Toy Story 4

La vie de jouet, l’avis du jouet

Finalement, l’histoire de Toy Story 4 ne s’arrête pas à la création de Fourchette et à la mission de Woody. Les temps changent et la vie de jouet n’est pas unique. Woody fut le jouet préféré d’Andy, avec Bonnie, les choses ont changé et il se rend compte désormais que son rôle n’est plus le même. On entre ainsi dans le vif du sujet, plus profond que l’histoire de Fourchette. Au fil de ses aventures, Woody va rencontrer de nombreux jouets dont Gabby Gabby, une vieille poupée défectueuse entourée de ses immondes et effrayants pantins. Ce personnage qu’on peut croire aux premiers abords comme le méchant de l’œuvre franchit les bornes simplistes du bon/méchant. Elle, elle espère retrouver plus que tout au monde un enfant, son rêve est d’être la poupée de sa meilleure amie, faire le bonheur d’un enfant : l’antagonisme de Fourchette. La vie de jouet influe sur le comportement et la destinée de ce dernier, mais l’avis du jouet n’est pas sans conséquence puisque s’ouvre à lui plusieurs modes de vie.


Toy Story 4
Toy Story 4

Woody et Bo : dépendance et liberté

Ainsi, c’est très sûrement l’un des points principaux de Toy Story 4. Neuf ans auparavant, Bo la Bergère fut vendue à un autre enfant. Elle et ses moutons se sont livrés à une destinée hors-normes pour Woody mais libre et indépendante pour bien d’autres jouets. Abandonnés, ils vivent au sein du monde extérieur, péjorativement appelés les « jouets perdus », ils se revendiquent libres et heureux, sans propriétaire, ce qui ne les empêchent pas d’être joués régulièrement par des enfants. C’est au cœur d’une fête foraine, lors d’une pause dans le voyage de la famille de Bonnie, que Woody retrouve la Bergère qui détient le second rôle principal, exit Buzz l’éclair qui est mis en retrait. Pour Woody, la vie d’un jouet se limite à faire le bonheur d’un enfant, à grandir avec lui, à être son jouet préféré, comme lui l’a vécu – ce qui n’est pas le cas de tout le monde (Gabby Gabby). Pour d’autres comme Fourchette, le questionnement prend le dessus, il relève davantage du trouble identitaire au départ. Mais pour Bo la Bergère, jamais elle ne reviendrait aux mains d’un enfant. C’est un complexe sujet qui ne possède pas d’unique réponse que nous livrent Disney et Pixar dans Toy Story 4 et sans doute celui que j’ai le plus apprécié tant il est maîtrisé, tant chaque côté présente ses aspects positifs et négatifs. Ce film très drôle, beau, émouvant s’achève sur de bonnes notes, et sur une fin qui met le doute sur une potentielle suite du film. Un chef d’œuvre pour moi qui ne suis pas un irréductible fan de cette licence.

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :