Paris incendiée, Macron au ski

Macron, la tête dans les montagnes ; noyée de pleurs est la capitale.

Paris incendiée.

Comme vous en avez certainement entendu parlé aujourd’hui, la violence à Paris ce samedi 16 mars 2019 fut bien plus virulente que les semaines auparavant. Voilà des mois désormais que la contestation sociale a commencé, aujourd’hui, elle est régulière, forte et fait partie intégrante du paysage chaque week-end. Face à cela, peu de solutions sont trouvées : le Grand Débat est vaste blague qui n’a pour l’instant apporté aucune solution et je ne crois pas qu’elle en apportera à l’avenir. Je rappelle juste que le président et le gouvernement ont assuré de ne pas changer de cap, donc à part deux ou trois mesures mineures, les jours seront les mêmes, voire pires je crains. Donc, tous les samedis, nous avons une contestation forte dans tout le pays, plus particulièrement à Paris. Aucune solution n’est trouvée pour aider ces gens pauvres, qui n’arrivent pas à trouver de travail, qui ont du mal à vivre, qui survivent, et tous les week-end, la répression policière est brutale. Plus de 500 sont sourcées et documentées par David Dufresne depuis le début du mouvement des GJ. Vous avez réellement cru que la docilité serait la réponse à ces violences ? Le ministre de l’Intérieur Castaner aggrave la situation, cet homme égocentrique et autoritaire, partisan et partial, n’a pas sa place au gouvernement. Donc, ce samedi, ça a pété plus que d’habitude, pour tellement a de raisons qu’il est impossible de faire un exposé exhaustif. La violence n’est que le parachèvement d’une situation de blocage dans un pays, si le pays trouve une solution, il y aura un reflux de la violence, s’il n’y a aucune solution… le passé nous a déjà divulgué quelques exemples.

Macron au ski.

Dans ce contexte régulier de violences à cause d’une pauvreté difficile et grandissante, d’un manque de représentativité et de démocratie, contre un gouvernement corrompu et sourd : Macron a décidé de faire une petite pause ski, ce sport accessible qu’à ceux qui peuvent se le permettre (achat d’équipement, de logement, durée du voyage, achat de l’entrée). Ici, je ne critique pas un ski pas assez démocratisé (quoique) mais c’est ce qui fait que le séjour à La Mongie d’Emmanuel Macron est scandaleux. Qu’on soit d’accord, j’ai toujours trouvé qu’il était normal pour un président d’avoir quelques jours de vacances et ça ne m’a jamais embêté, jusqu’à aujourd’hui, car il y a quelques règles d’éthiques à respecter quand même…

Éthiquement, quand on est président d’un pays qui va très mal et que l’on sait qu’il y a des violences régulières chaque week-end : on ne part pas pendant ce laps de temps au ski. L’Express dit : « À des journalistes de La Dépêche du Midi, il avait déclaré qu’il avait l’intention d’y « rester deux-trois jours, pour [se] ressourcer, retrouver des paysages et des visages amis ». « Je suis content de voir les Pyrénées comme ça, radieuses, même si je sais que ça a été plus difficile à Noël », a-t-il déclaré en référence au manque de neige en décembre. ». C’est de la provocation. Pendant que Paris brûlait (bien que l’on soit loin d’un épisode extraordinairement révolutionnaire), Macron skiait dans les montagnes. D’un côté, le paysage des malheureux qui virevoltent dans un écran de fumée, exaltant leur conviction dans leurs actions dans un pays bloqué, matraqué par des forces policières ; de l’autre, un président de la République ultra-protégée qui descend les montagnes, l’air pur dans le visage, loin des hommes et de la violence urbaine. Les Français n’ont pas les moyens de se « ressourcer », et encore moins deux fois en quelques mois comme l’affirme le journal. Macron a littéralement déserté Paris, et consciemment pendant un épisode de violence. Emmanuel Macron ne prend donc pas les manifestations hebdomadaires au sérieux. Et c’est pour cela que ces dernières continuent encore et toujours. Finalement, ce séjour au ski qui devait se terminer demain a été écourté, mais ça ne change rien.

Castaner, ministre de la honte.

L’autre visage de la provocation, c’est Christophe Castaner, notre ministre de l’Intérieur. David Dufresne avec son « Allô Place Beauveau » a sourcé et documenté des centaines de violences policières. Elles existent, ce n’est pas partisan de le dire et il faut qu’elles soient condamnées, clairement. Non seulement, cet homme autoritaire fait le sourd, mais on le retrouve qui plus est bien amoché en boîte de nuit. Cela relève de la vie privé, dit-il. Mais pourtant, il a affirmé – son égo l’emporte toujours – qu’il n’y avait pas d’inquiétude : il était « bien protégé ». Hormis qu’il n’a pas compris qu’on s’en fichait un peu de sa protection, pourquoi aurait-il donc de la protection pendant sa vie privée ? Ce serait une bonne idée d’arrêter de surprotéger certains membres du gouvernement 24h sur 24 et 7 jours sur 7 (et non 4 M. Castaner), ainsi, ces membres du gouvernement seraient moins traités de « privilégiés » et surtout ils seront « plus citoyens ». Pourquoi je dis qu’on s’en fichait un peu de sa protection ? Parce que ce que lui ait reproché n’est pas sa sécurité, mais – je ne parlerais pas du fait d’avoir trompé sa femme – qu’en tant que sommet de la pyramide des forces de l’ordre, des forces qui je rappelle sont très exténuées alors qu’on compte un grand nombre de suicides depuis le début de l’année (près d’une vingtaine), il devrait peut-être arrêter de faire mumuse pendant que ces forces de l’ordre s’épuisent. En fait, ce n’est pas seulement le fait qu’il s’amuse pendant que ses soldats sont au bord du gouffre que je critique, c’est plutôt son comportement général. Lors des manifestations – et même pendant chaque événement – Castaner a la fâcheuse habitude de faire tweeter sur son compte des photos de lui en train d’agir, même quand ce n’est pas lui l’objet principal. Il se montre et veut être montré. C’est un être égocentrique, rappelons qu’il a menacé de démissionner s’il n’avait pas le ministère de l’Intérieur. Rappelons que c’était un mauvais porte-parole du gouvernement et que c’est pour cela qu’il a bougé, de même, il était une catastrophe en tant que ministre chargé des relations entre le gouvernement et le Parlement pendant l’affaire Benalla : il est resté dans le Palais-Bourbon, à l’intérieur, sans venir parler aux députés qui le réclamaient depuis des heures, des députés qui bloquaient l’Assemblée. Rappelons que c’est un mauvais menteur, croyait-il vraiment que Alexandre Benalla était un bagagiste ? Finalement, c’est un homme sourd, menteur, manipulateur, égocentrique et autoritaire. Christophe Castaner, c’est quand même ce ministre qui par ces actions a fait que la France a reçu pour la première fois un rappel sur les droits de l’Homme, quelle honte pour notre pays ! Je l’avoue, je n’aime pas ce personnage et j’ai mes raisons. Il a quand même parlé de « patrons de collèges et de lycées » (non de Dieu !) et il est bien trop partisan et partial dans ses actions et dans ses messages alors qu’un homme du gouvernement se doit de travailler pour l’ensemble des Français et non pour son propre parti. Il est clair qu’il n’a pas sa place au gouvernement.

Tout cela pour dire que ce président et ce gouvernement manquent d’éthique et de responsabilité.

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