Aïlo : une odyssée en Laponie, un conte animalier pour enfants

Les documentaires animaliers ont forgé mon enfance. Mon rêve est de partir en Scandinavie, territoire aux paysages rêvés. Quoi de mieux pour me donner l’envie de voir Aïlo, une odyssée en Laponie ?



Titre : Aïlo : une odyssée en Laponie

Réalisateur : Guillaume Maidatchevsky

Avec : Hildebert

Sortie : 13 mars 2019

Durée : 1h26

Synopsis : Aïlo : une odyssée en Laponie raconte le combat pour la survie d’un petit renne sauvage, frêle et vulnérable face aux épreuves qui jalonnent sa première année. Son éveil au monde sauvage est un véritable conte au cœur des paysages grandioses de Laponie.


Autour de l’œuvre

Avant de vous parler directement d’Aïlo : une odyssée en Laponie, il me semble important de vous dire certaines choses autour de ce long métrage. Je suis allé au cinéma et j’ai regardé ce film sans avoir vu aucune bande-annonce ou secret de tournage auparavant. Dans ma tête, c’était donc un documentaire animalier. Plus précisément en fait, Guillaume Maidatchevsky a réalisé avec ce magnifique renne de Laponie un « conte animalier ». Alors je ne connaissais pas du tout ce registre je dois dire mais le fait de savoir me donne quelques éléments de réponse à mon questionnement. En effet, le conte animalier mélange le documentaire et la fiction, c’est-à-dire que le réalisateur a travaillé sur ce qu’il nomme « une fiction documentée sur la réalité de la nature ». Ainsi, le biologiste Maidatchevsky – réalisateur de plusieurs documentaires animaliers – a amplement plus de liberté. Au départ en fait, je me posais la question d’une mise en scène. Je me disais que certains événements étaient trop bien faits pour que ce soit fidèlement la réalité, qu’il y avait une narration derrière. Et bien je pense que parfois c’est le cas, mais c’est assumé. Mais je n’en suis pas sûr, donc je laisse le bénéfice du doute au film.

Ce conte animalier – donc avec de vrais animaux – s’adresse aux enfants, bien que conseillé avant-tout à partir de six ans. Dans ma ville, il n’y avait que des personnages âgées et des enfants (pas très bien encadrés, je trouve dommage que le fait que ce soit un documentaire n’impose pas le silence comme dans tous les autres genres de film) et aucune scène explicite de violence ou de dégoût (chasse, sexualité) n’est explicitement montrée et le langage à ces propos est plutôt discret. J’ai lu sur Allociné que ce sont les enfants du réalisateur qui lui ont demandé de parler des « rennes du Père Noël », cette faune européenne « si proche de nous », plus que celle africaine, alors qu’on ne la connaît moins que cette dernière. Paradoxe. Donc principalement un film pour enfant, mais ça n’empêche pas aux autres de venir le voir car il est joli.

Dresser le portrait de la Laponie

Le conte animalier a trois objectifs : comment s’est déroulé la naissance d’Aïlo, un renne de Laponie ; comment il a grandi ; et pourquoi ils l’ont aimé. C’est donc pendant une heure et demie, que je n’ai pas vue passer que l’on suit les péripéties sauvages du jeune mâle et de son troupeau. Mais à travers la vie d’Aïlo, semée d’embûches, nous est dressé un riche et magnifique portrait sauvage de la Laponie, région finlandaise. En effet, prennent place dans le film des hermines, des gloutons, des renards polaires, des ours, des écureuils, des putois, des loups… et je n’occulte pas les paysages enneigés, boisés et les aurores boréales qui nous sont présentés. La jeunesse d’Aïlo – le film nous montre (malheureusement) que la première année de ce renne (ce qui a nécessité quand même 600 heures de rushes entre mai 2017 et juin 2018) – est finalement qu’une ligne directrice sur laquelle divergent quelques chemins ingénieux, ponctués parfois d’un humour plaisant, sans lourdeur.

Il faut mettre un point d’honneur à ce film et au réalisateur pour avoir pris comme sujet principal un animal de type « proie » et non un grand prédateur comme c’est généralement la norme, on pensera par exemple à Mia et le lion blanc, magnifique film qui a lui aussi mis en scène un animal connu, prédateur avec une certaine particularité. Tandis qu’Aïlo, lui, est pareil à ses congénères, aucun signe distinctif, il apprend la vie comme nous l’apprenons avec lui. Il faut dire que les commentaires du conte animalier sont plutôt utiles pour mettre en évidence pas mal de choses, d’informations, même si je trouve qu’il y avait moyens d’en dire plus sur ce patrimoine naturel très admiré. Aïlo : une odyssée magique est vraiment le premier film qui m’a ébloui par sa bande originale. Je ne parle pas du chant en générique qui est plutôt joli mais vraiment de la musique présente pendant le film et pendant les scènes d’action, notamment avec les loups. Ceux qui ont vu le film voient sûrement de quoi je parle, et je suis très heureux d’avoir eu aux oreilles une musique qui s’accorde très bien au territoire scandinave, et qui aurait parfaitement sa place d’ailleurs dans le jeu Crusader Kings II. Il est assez dommage que je n’arrive pas à trouver cette musique sublime sur Internet. On regrettera toutefois qu’à la fin, il n’y ait pas de carte qui montre tout le chemin qu’a parcouru Aïlo.


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