Le complot du trident

08987_COV_ComplotTrident.inddC’est avec Le complot du trident que je fais la découverte d’un nouvel écrivain : Tristan Koëgel. Edité chez Didier Jeunesse qui m’a offert gentiment ce livre par l’intermédiaire du programme « Masse Critique » de Babelio, Le complot du trident est un polar d’un genre nouveau pour moi.

 

L’intrigue | Tout commence à Ostie, lorsqu’un bateau bloque le port et menace le départ des festivités à Rome. Publius, grand dignitaire de Rome, est dépêché sur place par l’empereur. Accompagné de son neveu Lucius, l’enquêteur découvre des cadavres jonchés à bord du navire. Ce n’est que le commencement : alors qu’un complot se trame, l’empereur Titus se croit la cible des dieux. Plus tard, Titus est retrouvé mort et Publius, grand ami de l’empereur, est arrêté et accusé du meurtre de l’empereur.

Un polar dans l’Antiquité romaine | C’est une nouveauté pour moi. Alors que mes lectures se concentrent vers le thriller, je n’ai que peu l’habitude des polars, et certainement pas l’habitude de polars se déroulant dans une période chronologique très ancienne. C’est sous l’empire romain qu’une enquête de la plus haute importance est ouverte, et c’est cela qui fait l’originalité du roman. En effet, notamment parce que c’est une enquête d’une importance cruciale pour le devenir d’une couronne impériale entière, mais aussi parce que en ces temps-là, les moyens d’enquêter ne sont absolument pas identiques que ceux d’aujourd’hui. C’est cette nouveauté ancienne qui fait office – pour ma part – de sucre, de glucides qui m’attirent incessamment à tourner les pages du bouquin. Quoi de mieux qu’un complot pour m’intriguer ? Sur le fond, c’est donc un roman maîtrisé. Tristan Koëgel fait ressurgir sans lourdeur la vie romaine de l’époque facilement imaginable. Il sait imposer le mystère, poser et dénouer l’intrigue pour répondre à une question, une réponse qui attire de nouvelles questions. Quelques personnages clés, pas plus ; aucun paragraphe inutile : tout accompagne l’histoire jusqu’au bout. Toutefois, je m’arrête quand même sur deux points. Le premier point d’une fin qui peut être assez attendue : même si l’on ne peut pas connaître l’ensemble des motivations par exemple, on peut s’attendre au personnage  qui a fomenter tout ça. On peut toutefois mettre ce léger problème sur le compte d’un roman jeunesse. Second point qui est un peu plus difficile à trouver, mais je le dois grâce à mes études en Histoire, c’est la cause de la mort de l’empereur qui ne m’a pas surprise. Sur la forme, on peut regretter une couverture peut-être légèrement trop sobre pour un format broché, même s’il est vrai que ces deux couleurs majoritaires peuvent avoir un certain charme. Par contre, la prise en main du livre est plus que parfaite. La police et la taille d’écriture, la typologie en elle-même, le format du livre : tous ces facteurs rendent la lecture de ce roman très agréable. Pour conclure, je finirais par une note positive : pour moi, c’est un polar original qui m’a permis de découvrir une enquête passionnante au sein d’un territoire impérial parfaitement décrit et je félicite cet écrivain pour qui j’ai un coup de cœur et dont j’ai hâte de lire le prochain livre, s’il est dans cette tonalité là.

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